Image de couverture
Eduardo Medici. Entre lumière et ombre (détail), 1996.
Séminaire

2ᵉ cycle de séminaires DEM’ARTS - Deuxième séance

Ada Ackerman

Chargée de recherches au CNRS -THALIM

Modérateur : Camille Salinesi PR, (CRI), université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Potentiels décoloniaux de l’IA? »

À l’heure où les productions réalisées à l’aide de l’IA générative sont de plus en plus associées aux idéologies et propagandes d’extrême droite, cette intervention se concentrera au contraire sur les démarches artistiques qui utilisent l’IA générative selon une perspective critique et productive, en tant que moyen d’offrir une voix et une présence à différents groupes marginalisés et opprimés. On reviendra notamment sur plusieurs projets artistiques qui recourent à l’intelligence artificielle générative pour questionner et réorganiser des archives photographiques collectées et étiquetées selon des logiques et des catégories coloniales. Quel potentiel décolonial recèlent alors les technologies d’IA générative ? Comment ces dernières peuvent-elles contribuer à une émancipation du cadre colonial ?

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Ada Ackerman est chargée de recherches au CNRS (THALIM- Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité). Historienne de l’art, elle s’intéresse aux croisements entre les arts, aux circulations culturelles entre Europe, Etats-Unis et ex-URSS ainsi qu’aux entrelacements entre humains et non-humains. Elle a assuré le commissariat de plusieurs expositions : Golem ! Avatars d’une légende d’argile (MAHJ, Paris, 2017) ; L’Oeil extatique. Eisenstein, cinéaste à la croisée des arts (Centre Pompidou-Metz, 2019) ; Mirabil-IA. Quand l’IA métamorphose la création (Centre des Arts, Enghien-les-Bains, 2024) ; Le Monde selon l’IA (Jeu de Paume, Paris, 2025).